François Bayrou n'a cessé de prendre ses distances avec le gouvernement, la moitié des députés de son groupe à l'Assemblée nationale ayant voté cet automne contre le budget 2006. Il a déposé sa motion samedi, appelant les adhérents à affirmer « l'indépendance » de l'UDF et renvoyant dos à dos UMP et Parti socialiste, puisqu'ils « ont tous deux éludé les choix de courage et de clarté qui s'imposaient ». « L'indépendance de l'UDF, c'est la condition de l'offre politique nouvelle que les Français attendent et que la situation de notre pays exige », assure François Bayrou dans son texte, qui est intitulé « L'UDF indépendante, un choix nouveau pour les Français ». Cette motion sera donc la seule en lice à Lyon. En renonçant à compter ses troupes autour d'une motion, Gilles de Robien entend refuser de cautionner l'organisation du congrès, entièrement aux mains du camp rival, affirment ses proches. Pour lui, la seule question qui compte est de savoir si l'UDF est « dans la majorité ou dans l'opposition