Parmi ses 16 propositions, on trouve celle d'instaurer un concours spécifique aux Zones d'éducation prioritaires (ZEP) pour accéder aux grandes écoles de commerce et d'ingénieur.

Les candidats seraient présélectionnés en terminale pour leurs bons résultats et en fonction de critères sociaux, et devraient suivre une préparation d'été gratuite avant ce concours qui aurait lieu au mois de septembre suivant le bac.

Une fois le concours obtenu, les élèves seraient tenus d'effectuer deux années de formation en alternance ou trois années de formation à l'étranger couronnées de succès, avant d'entrer dans la grande école.

Ce rapport propose également de rendre obligatoire l'admission de 2 à 3 élèves par classe de lycées de ZEP (38 lycées généraux et techniques) dans toutes les classes préparatoires (73.147 actuellement) et de rendre les candidatures dans ces classes anonyme, comme les CV.

Il encourage aussi la généralisation de modèles d'ouverture sociale tels que ceux actuellement pratiqués par 57 établissements d'enseignement supérieur: concours parallèles, tutorat, information, parcours évitant les classes préparatoires...

Avant le bac, M. Keslassy juge nécessaire de mieux "sensibiliser les élèves de ZEP à l'opportunité de faire des études supérieures", mais aussi de créer des partenariats entre les lycées ZEP, les classes préparatoires, les établissements et les entreprises.

Ces propositions passent par l'allocation de plus de moyens (15% supplémentaires selon le rapport) aux ZEP et une réforme de la carte scolaire qui "favorise la formation de +ghettos sociaux+".