"Installer de mini-commissariats et palais de justice dans ces établissements ne solutionnera rien", a déclaré M. Marlin.

"Il faut que le ministre dise quoi faire de ces élèves qui ont le statut d'élèves mais qui ne veulent rien faire et perturbent la vie des établissements", a-t-il insisté.

L'enseignante en arts plastiques Karen Moutet-Toutain, 27 ans, est toujours hospitalisée à Etampes depuis qu'elle a été poignardée en plein cours.

L'élève auteur de l'agression, Kevani Wansale, 18 ans, lui reprochait d'avoir convoqué sa mère pour lui annoncer une exclusion pour "comportement injurieux". Il a été mis en examen pour "tentative d'assassinat" et écroué.

Mardi et mercredi aucun cours ne sera assuré au lycée professionnel Louis Blériot, ces deux journées étant consacrées à des discussions entre enseignants après ce drame.

Dans un courrier électronique en date du 6 décembre, la jeune enseignante avait alerté sa hiérarchie sur les menaces dont elle faisait l'objet.

Elle a d'ailleurs porté plainte pour "outrages et menaces" pour des faits antérieurs à son agression et imputables à deux élèves, mais pas à son agresseur.

M. Marlin a par ailleurs estimé que les mesures réclamées par les syndicats - création de postes de proviseur adjoint, d'infirmière à temps plein et d'assistante sociale, maintien de deux postes d'aides-éducateurs - constituent des "bases raisonnables qui permettraient la reprise des cours".