"L'identification des mots n'a rien à voir avec une devinette et son apprentissage se construit progressivement", ajoute-t-il. Ainsi, la circulaire ministérielle souligne : "L'automatisation de la reconnaissance des mots nécessite des exercices systématiques de liaison entre les lettres et les sons et ne saurait résulter d'une mise en mémoire de la photographie de la forme des mots qui caractérise l'approche globale de la lecture".

"J'attends donc des maîtres qu'ils écartent résolument ces méthodes qui saturent la mémoire des élèves sans leur donner les moyens d'accéder de façon autonome à la lecture", prescrit le ministre.

La circulaire explique aussi très précisément comment procéder : "Il est nécessaire que l'élève identifie les sons de la langue française ainsi que la relation qui les relie aux lettres et groupes de lettres correspondantes. Il comprendra alors que les lettres codent du son et non du sens. Il apprendra à assembler les lettres pour constituer des syllabes prononçables puis des mots qu'il rapprochera de ceux dont il a déjà l'image auditive en mémoire. La syllabe est un point d'appui essentiel", dit-elle.

"Au cours du CP, à l'oral comme à l'écrit, un entraînement systématique à la relation entre lettres et sons doit être assuré. Pour cela, la copie puis la dictée de syllabes puis de mots seront des exercices nécessaires. La conquête du code doit associer lecture et écriture", ajoute-t-elle, mettant également l'accent sur "l'importance de l'orthographe".

Le texte insiste également sur la nécessité d'accéder au sens mais précise que l'apprentissage de la lecture nécessite du temps et que l'acquisition préalable des automatismes est primordiale pour lire et prendre plaisir à lire

Le ministre, enfin, met l'accent dans ce texte sur la nécessité d'une formation des maîtres, en formation initiale comme en formation continue, "pour que ces orientations se traduisent concrètement dans les classes" et il signale que les IUFM recevront des instructions plus détaillées en ce sens.

Il affirme d'autre part que "les parents doivent faire confiance aux maîtres mais cependant être informés et tenus régulièrement au courant de la progression de leur enfant et conseillés sur la nature du soutien qu'ils pourraient utilement lui apporter". Article du monde