Selon lui, l'UDF doit se poser "une question très clairement et très simplement, que se pose tout le monde: est-elle dans la majorité ou dans l'opposition ?"

Or, a-t-il ajouté, "il y a une équivoque. Quand (François) Bayrou (président du parti centriste) demande à tous ses députés de voter contre le budget, les observateurs se disent que l'UDF se rapproche de l'opposition".

"Je veux savoir si l'UDF est plus près de l'opposition ou de la majorité. Je n'ai pas un beau rôle mais j'ai un rôle important. Evidemment, je joue un peu les Cassandre, je leur casse un peu la fête, mais je ne voudrais pas que l'UDF se réveille avec la gueule de bois en 2007", a poursuivi le ministre.

"Notre liberté de parole est l'une des particularités de l'UDF. Mais on a toujours tenu à être des alliés de la majorité parce que sans l'union, il n'y a pas de victoire possible, et sans victoire, il n'y a pas de possibilité de mettre nos valeurs dans la vie politique française", a-t-il également affirmé.

A la question de savoir s'il soutiendrait un candidat UDF en 2007, M. de Robien a répondu: "Si le candidat UDF n'est pas clairement dans la majorité présidentielle, la réponse est non. S'il l'est, la réponse est oui".