Le ministre, qui s'exprimait lors de ses voeux à la presse, a précisé avoir "longuement parlé" au téléphone à l'enseignante et l'avoir "assurée de sa solidarité dans son épreuve physique et morale". "J'ai prévu de la recevoir dans les jours prochains pour voir comment nous pouvons l'aider à poursuivre sa carrière", a-t-il dit.

Gilles de Robien réagissait aux déclarations de Karen Montet-Toutain publiées mercredi par "Libération" et "Le Parisien/Aujourd'hui en France". L'enseignante dénonce "l'omerta" de sa hiérarchie, qu'elle affirme avoir contactée à plusieurs reprises depuis la rentrée pour expliquer ses difficultés avec ses élèves.

Le ministre de l'Education a refusé de se prononcer sur d'éventuelles sanctions administratives avant d'avoir reçu le rapport de l'inspection générale de l'éducation, qu'il a commandé après le drame.

"Tant que je n'ai pas la réponse de l'institution avec cette éminente mission des inspecteurs généraux, je ne peux pas me prononcer", a dit Gilles de Robien. "Je ne veux pas agir sur des hypothèses, je veux agir sur des faits."

"Si on brûle les étapes, on va établir des réponses qui ne seront peut-être pas justes", a ajouté le ministre.

Le ministre de l'Education a cependant assuré que son administration n'a pas commis de "faute grave" dans cette affaire. "Je veux vérifier ce fait par le rapport de l'inspection générale", a-t-il ajouté.

Dans cette affaire, "nous avons le devoir d'entendre les souffrances des uns et des autres". "C'est un devoir humain, et toute la chaîne de décision doit écouter les uns et les autres, à la fois pour en tenir compte et au niveau du ministère et de l'administration centrale. Nous avons des réponses à apporter devant des faits aussi graves", a conclu Gilles de Robien. AP

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