"En 2007 il y aura des échéances importantes, et il y a des sondages qui sortent tous les jours sur les intentions de vote, alors que personne n'y pense", a déclaré mercredi soir le seul ministre UDF lors d'une cérémonie de voeux à la Sorbonne. "Je ne sais pas comment on trouve, d'ailleurs, des sondés qui acceptent de répondre à la question simple: +pour qui allez-vous voter en 2007?+", a-t-il poursuivi devant plusieurs centaines de personnes (militants et élus UDF, membres de groupes de travail ...). "Moi je ne le sais pas".

"Mais je voterai en tout cas pour quelqu'un qui soutient la majorité", a affirmé l'ancien directeur de campagne de M. Bayrou. "Parce que je crois à l'union (...). Je ne crois pas à l'isolement, je ne crois pas à la marginalisation", a-t-il ajouté, en réaffirmant son "attachement" à sa "famille politique".

M. de Robien, qui défend l'appartenance de l'UDF à la majorité, a souhaité que son parti fasse le "choix du sursaut démocratique, pas du faux-semblant, pas de l'acte médiatique".

Sauf surprise, la stratégie d'"indépendance" prônée par M. Bayrou, aussi bien vis-à-vis de l'UMP que du PS, devrait être plébiscitée lors du prochain Congrès de l'UDF (28 et 29 janvier à Lyon).

M. de Robien, qui a renoncé à soumettre au vote des 31.000 adhérents une motion concurrente à celle de M. Bayrou, a déclaré à l'AFP qu'il n'avait "pas encore pris (sa) décision" concernant sa participation à ce Congrès.