La gauche et l'UDF brocardent le contrat première embauche. L'UDF, encore une fois alliée de la Gauche !! Jusqu'à quand !
Par Blog de Robien, mardi 24 janvier 2006 à 17:58 :: General :: #48 :: rss
PARIS (Reuters) - Les groupes socialiste, communiste et UDF de l'Assemblée nationale dénoncent la décision du gouvernement d'avancer au 31 janvier l'examen du projet de loi sur l'égalité des chances, qui prévoit l'instauration du très contesté "contrat première embauche" (CPE).
"Une fois de plus, le Parlement est traité comme moins que rien", a déclaré Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS, à l'issue de la conférence des présidents de l'Assemblée. "On voit bien que le gouvernement veut passer en force. Sans doute qu'il craint des mouvements sociaux. C'est inacceptable."
"Le gouvernement modifie l'ordre du jour. Ce sont des conditions de travail inacceptables", a renchéri Alain Bocquet, président du groupe communiste et républicain.
"Visiblement, c'est pour tenter de prendre de vitesse le mouvement social et le mouvement des jeunes qui grandit et qui va se développer contre ce projet. On va se battre", a-t-il ajouté.
"Je trouve ça très choquant de faire passer à la hussarde un texte sur le contrat de première embauche", a pour sa part déclaré François Sauvadet, porte-parole du groupe UDF. "Parler d'égalité des chances alors qu'on va mettre un contrat qui va fragiliser un peu plus les jeunes, je trouve que c'est un mauvais signe qui est donné."
"Le dialogue social, il faut l'encourager. Décider d'un contrat et le faire passer à la hussarde et ensuite mettre chacun des acteurs sociaux devant le fait accompli, ce n'est pas la bonne méthode", a poursuivi le responsable centriste, ajoutant que son groupe n'excluait pas de voter contre le projet de loi.
Le président du groupe UMP, Bernard Accoyer, a accusé la gauche de "créer une polémique, une désinformation". "Je n'hésite pas à dire qu'elle ment à la jeunesse de France parce qu'elle n'a rien fait de durable", a-t-il dit.
"Le gouvernement a décidé de s'engager pleinement dans l'urgence parce que c'est une urgence aux yeux des Français", a-t-il poursuivi en rappelant que 23% des jeunes sont au chômage en France. "Ce qui serait coupable, ce serait de ne rien faire", a-t-il affirmé.
La conférence des présidents a confirmé la modification de l'ordre du jour des travaux parlementaires.
Les députés, qui achèvent cette semaine l'examen du texte sur "l'engagement national pour le logement", entameront mardi prochain l'examen du projet de loi sur l'égalité des chances, prévu sur deux semaines.
Le débat sur le projet de loi de programmation sur la recherche est, de ce fait, reporté au 28 février, après une pause du 12 au 17 février qui sera suivie de l'examen du texte portant réforme des successions et des libéralités.
Le débat sur les droits d'auteur, interrompu dans la nuit du 22 au 23 décembre sur fond de polémique, devait reprendre le 7 février. Il est reporté à une date ultérieure, qui n'a pas été précisée.
Le gouvernement a choisi de différer l'examen de ce texte qui prévoit des sanctions contre le piratage sur internet et constitue un autre motif potentiel de contestation des jeunes.
Commentaires
1. Le mardi 24 janvier 2006 à 21:38, par Eric MIELKE :: site
2. Le mercredi 25 janvier 2006 à 17:15, par SYNTHESE
3. Le mercredi 25 janvier 2006 à 22:55, par Un EPS en colère
4. Le mercredi 25 janvier 2006 à 23:19, par rosy
5. Le mercredi 25 janvier 2006 à 23:35, par Rosy
6. Le vendredi 17 mars 2006 à 20:42, par jacquo
7. Le vendredi 17 mars 2006 à 20:43, par jacquo
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