Pétition à succès et nombreux posts sur le net... L'affaire a fortement mobilisé le monde des blogueurs depuis lundi où l'on apprenait que le proviseur du lycée Peytavin à Mende (Lozère) avait été révoqué pour avoir animé un blog. Sous un pseudonyme, cet homme âgé d'une quarantaine d'années et arrivé dans cet établissement à la rentrée évoquait notamment son homosexualité et la vie quotidienne du lycée.

Une pétition de soutien à "Garfieldd" avait été mise en ligne sur le net et avait reçu plus de 1.600 signatures. (NB : le site Embruns.net dresse une liste fort complète des billets sur le sujet). Vendredi en début de soirée, le ministre de l'Education nationale a fait savoir qu'il arrêterait "prochainement une décision mieux proportionnée" que la révocation. "Ce proviseur vient d'adresser un recours gracieux à Gilles de Robien, ministre de l'Education nationale. Au vu de son dossier, le ministre arrêtera prochainement une décision mieux proportionnée à la faute commise par ce fonctionnaire", a annoncé le ministère dans un communiqué.

Selon le ministère, il "a été révoqué le 30 décembre après avis de la commission administrative paritaire nationale réunie en formation disciplinaire, en raison d'un manquement à ses obligations déontologiques". Dans l'entourage de Gilles de Robien, on indiquait qu'un proviseur, comme tout fonctionnaire, est tenu au devoir de réserve.

"J'ai été suspendu de mes fonctions à la date du 20 octobre, traduit devant une commission paritaire nationale disciplinaire le 9 décembre, puis le ministre a pris sa décision qui m'a été notifiée le 9 janvier", avait indiqué mardi l'intéressé qui se disait "surpris par la gravité de la sanction". "Cette décision est disproportionnée dans la mesure où il est exceptionnel ou atypique d'être révoqué alors qu'il n'y a pas de traduction au pénal. C'est une décision administrative infamante", avait-il ajouté, jugeant qu'"il y avait une erreur manifeste d'appréciation, dans l'interprétation de tel ou tel document ou écrit". Après une semaine de mobilisation sur le net, le ministère a reconnu cette erreur de sanction.