A la question de savoir s'il avait l'intention de quitter la formation centriste, M. De Robien a répondu sur France-Info: "Non, pas du tout. Je suis à l'UDF et j'entends bien y rester". "J'ai appris qu'au cours du week-end, on avait décidé que l'UDF était un parti libre, c'est ainsi que je concevais l'UDF depuis 1978, dont acte".

"L'indépendance, on l'a toujours eue à l'UDF. Il n'y a rien de nouveau sous le ciel", a-t-il renchéri. "On a toujours été libres, mais on décidait aussi d'être unis. C'est l'union qui fait la force. Là, on veut la faire tout seul".

"On a décidé d'être tout seuls, très bien, on va voir", a-t-il poursuivi. "On sera en tête au premier tour des élections présidentielles, pourquoi pas, mais il n'y a pas d'alliance possible, dont acte aussi. Pas de programme, pas de projet, on ne doit pas parler de ce qui fâche, très bien. Pour moi, un parti sans projet, c'est quand même une lacune", a dénoncé le ministre de l'Education.

Il a expliqué avoir mis en place 27 groupes de travail au sein du parti pour contribuer au projet en planchant sur les questions éducatives, économiques et sociales. "On ne peut pas rester un parti politique sans faire de propositions crédibles", a-t-il lancé. "Je crois qu'il faut faire des propositions, que l'on peut tenir, à un moment donné, au corps électoral". AP

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