Les députés entament en fin d'après-midi la discussion du projet de loi pour l'égalité des chances. Il promet de belles empoignades entre l'UMP et la gauche, l'une des mesures phare du texte, le Contrat première embauche (CPE), étant d'ores et déjà combattue par l'opposition. Le PS, le PCF et les Verts avaient annoncé une mobilisation générale contre ce texte emblématique pour eux de "la logique-ultralibérale du gouvernement". Mais ils ont été rejoints sans surprise par l'UDF qui a annoncé mardi qu'elle voterait contre le CPE, une " mauvaise réponse avec une mauvaise méthode " selon le porte-parole des députés centristes François Sauvadet.

Le débat commencera mardi en fin d'après-midi après la séance de 15h00 des questions au gouvernement et le vote solennel du projet de loi Borloo sur le logement. Le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault interviendra sur le projet Borloo pour "faire le lien entre le logement et le CPE".

La discussion du texte controversé commencera par l'intervention du gouvernement, puis celle du rapporteur, Laurent Hénard (UMP). La gauche défendra ensuite des motions de procédures, l'exception d'irrecevabilité défendue par Gaëtan Gorce (PS), une question préalable défendue par Yves Durand (PS) avant la discussion générale puis la motion de renvoi en commission présentée par Jean-Pierre Brard (app.PCF). Les deux mesures les plus contestées du projet, l'apprentissage à 14 ans et le CPE sont contenues dans les premiers articles du texte.

La gauche et les syndicats, unanimement opposés au CPE, soupçonnent le gouvernement de préparer un contrat unique de travail pour démanteler le contrat à durée indéterminée (CDI) tandis que pour Dominique de Villepin, ce dispositif est au coeur de sa lutte pour l'emploi. L'enjeu politique s'annonce de taille, quinze mois avant la présidentielle. Pour Dominique de Villepin, qui a battu le rappel de toute l'UMP, le CPE va changer la donne" pour l'emploi des jeunes.