"Certains des jeunes sont manipulés", a affirmé le ministre, interrogé sur RMC à propos des manifestations organisées contre le CPE. "Il y a vraiment une manoeuvre de politisation. Il suffit d'observer par exemple la composition par exemple du 'comité du non au contrat première embauche': c'est le mouvement des jeunes socialistes, c'est la jeunesse communiste, ce sont les jeunes radicaux de gauche." "Ce que l'opposition n'a pas réussi à obtenir dans le cadre des débats démocratiques au Parlement, ce que l'opposition n'a pas réussi à obtenir des électeurs, il faut reconnaître que l'opposition essaie de l'obtenir via des jeunes interposés", a dénoncé le ministre. "Cela n'est politiquement pas bien", a-t-il jugé, "est-ce qu'à 10, 12, 13 ou 14 ans on leur a expliqué ce qu'est un CPE en toute objectivité?" Les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé les jeunes des quatre académies qui ne sont plus en vacances cette semaine à maintenir la mobilisation contre CPE, avec notamment des manifestations jeudi à Paris et Bordeaux et un appel à la grève dans les universités. Le 7 février dernier, une première journée nationale de manifestations anti-CPE avait mobilisé de 220.000 à 400.000 personnes, selon les sources, à travers toute la France.