Gilles de Robien riposte
Par Gilles de Robien, vendredi 14 avril 2006 à 17:53 :: Actualités :: #66 :: rss
Pendant la crise, le ministre de l'Education a focalisé presque autant de critiques que Dominique de Villepin. Les principaux syndicats d'étudiants, de lycéens et d'enseignants n'ont pas eu de mots assez durs pour lui : «Pyromane, incompétent, incapable de dialoguer...» Arrivé l'an dernier à la tête de l'Education nationale, précédé d'une réputation de négociateur, Gilles de Robien est devenu l'une des cibles de ses principaux interlocuteurs.
Respect pour le militantisme
Accusé, par l'Unef notamment, d'avoir minimisé l'importance des manifestations, le ministre de l'Education a fait hier matin une mise au point lors d'une conférence de presse : «J'ai du respect pour les manifestants et leur engagement, du respect pour le militantisme. Comment ne pas en avoir lorsqu'on est soi-même acteur politique ?». Le dialogue n'a «jamais» été rompu avec les étudiants, a-t-il assuré, «même s'il y a une différence entre ceux qui ont une posture militante et les autres». Il affirme avoir toujours dit à Bruno Julliard qu'il pouvait l'appeler «en direct» et qu'il considérait «l'Unef comme un syndicat important».
Ces dernières semaines, les syndicats étudiants et lycéens Unef, Fidl et UNL, qui ont snobé ses invitations au ministère, lui ont reproché d'assimiler les étudiants de la Sorbonne à des casseurs et d'avoir proposé de reporter les élections étudiantes dans les Crous en échange du déblocage de certaines universités. De son côté, l'organisation de parents d'élèves FCPE l'a accusé de «jeter de l'huile sur le feu», lorsque le ministère avait exigé d'évacuer les établissements occupés par les lycéens, au besoin par la force.
La FSU s'est, elle, insurgée en découvrant que le ministre brandissait la menace de sanctions contre les enseignants qui auraient invité les élèves à manifester. Hier, tout en admettant «parler parfois avec des mots caricaturaux», le ministre a tenu à exprimer sa «révolte» contre «l'immobilisme» de ses prédécesseurs. «Comme certains, j'aurai pu flatter les syndicats. On peut durer très longtemps comme ça ici. Mais ce n'est pas ma façon de voir les choses.» Aujourd'hui, «il faut que les cours reprennent et que les examens se tiennent dans les temps», a-t-il conclu.
Le ministre de l'Education a fait une mise au point sur les critiques lancées par les différentes organisations syndicales.
PENDANT LA CRISE, le ministre de l'Education a focalisé presque autant de critiques que Dominique de Villepin. Les principaux syndicats d'étudiants, de lycéens et d'enseignants n'ont pas eu de mots assez durs pour lui : «Pyromane, incompétent, incapable de dialoguer...» Arrivé l'an dernier à la tête de l'Education nationale, précédé d'une réputation de négociateur, Gilles de Robien est devenu l'une des cibles de ses principaux interlocuteurs.
Respect pour le militantisme
Accusé, par l'Unef notamment, d'avoir minimisé l'importance des manifestations, le ministre de l'Education a fait hier matin une mise au point lors d'une conférence de presse : «J'ai du respect pour les manifestants et leur engagement, du respect pour le militantisme. Comment ne pas en avoir lorsqu'on est soi-même acteur politique ?». Le dialogue n'a «jamais» été rompu avec les étudiants, a-t-il assuré, «même s'il y a une différence entre ceux qui ont une posture militante et les autres». Il affirme avoir toujours dit à Bruno Julliard qu'il pouvait l'appeler «en direct» et qu'il considérait «l'Unef comme un syndicat important».
Ces dernières semaines, les syndicats étudiants et lycéens Unef, Fidl et UNL, qui ont snobé ses invitations au ministère, lui ont reproché d'assimiler les étudiants de la Sorbonne à des casseurs et d'avoir proposé de reporter les élections étudiantes dans les Crous en échange du déblocage de certaines universités. De son côté, l'organisation de parents d'élèves FCPE l'a accusé de «jeter de l'huile sur le feu», lorsque le ministère avait exigé d'évacuer les établissements occupés par les lycéens, au besoin par la force.
La FSU s'est, elle, insurgée en découvrant que le ministre brandissait la menace de sanctions contre les enseignants qui auraient invité les élèves à manifester. Hier, tout en admettant «parler parfois avec des mots caricaturaux», le ministre a tenu à exprimer sa «révolte» contre «l'immobilisme» de ses prédécesseurs. «Comme certains, j'aurai pu flatter les syndicats. On peut durer très longtemps comme ça ici. Mais ce n'est pas ma façon de voir les choses.» Aujourd'hui, «il faut que les cours reprennent et que les examens se tiennent dans les temps», a-t-il conclu.
Commentaires
1. Le samedi 15 avril 2006 à 00:22, par hub80
2. Le dimanche 16 avril 2006 à 16:13, par Kleidis
3. Le dimanche 16 avril 2006 à 16:45, par TT
4. Le dimanche 16 avril 2006 à 18:57, par hub80
5. Le dimanche 16 avril 2006 à 19:06, par hub80
6. Le lundi 17 avril 2006 à 14:21, par TT
7. Le lundi 17 avril 2006 à 14:48, par hub80
8. Le lundi 17 avril 2006 à 16:29, par TtTTT
9. Le lundi 17 avril 2006 à 17:01, par TT
10. Le lundi 17 avril 2006 à 22:04, par hub80
11. Le dimanche 23 avril 2006 à 01:05, par LA BARONNE :: site
12. Le dimanche 23 avril 2006 à 01:12, par Julien ESQUIE
13. Le dimanche 23 avril 2006 à 22:07, par hub80
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